Ukraine : les dirigeants prorusses de trois régions demandent à Poutine l'annexion

Les chefs des autorités d'occupation ont revendiqué la victoire du «oui» lors des référendums d'annexion la veille. Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Lougansk, Kherson et Zaporijjia ont annoncé mercredi demander officiellement au président Vladimir Poutine le rattachement à la Russie, au lendemain d'un vote d'annexion largement condamné par la communauté internationale. «Cher Vladimir Vladimirovitch (...) je vous demande d'examiner la question de l'adhésion de la République populaire de Lougansk à la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie», a déclaré le chef séparatiste prorusse de Lougansk (est), Léonid Passetchnik, dans un texte publié sur Telegram. «Nous sommes conscients du lien historique, culturel et spirituel avec le peuple multinational de Russie», a-t-il fait valoir, vantant «le rêve» selon lui des habitants de sa région de rejoindre la Russie, «son port natal». Passetchnik avait indiqué un peu plus tôt se rendre à Moscou, tout comme son homologue de la région de Donetsk, Denis Pouchiline, pour formaliser l'annexion à la Russie. Deux lettres similaires ont été envoyées à Vladimir Poutine par les deux chefs des administrations d'occupation de Kherson et Zaporijjia (sud), Vladimir Saldo et Evguéni Balitski. Saldo y défend un processus électoral «absolument légal» à ses yeux et invoque le droit d'autodétermination des peuples, inscrit dans la Charte des Nations unies, face aux nombreuses condamnations de Kiev et de la communauté internationale. Un peu plus tôt, il avait indiqué demander à Vladimir Poutine de parachever l'annexion «le plus vite possible». Dans l'après-midi, le chef de l'administration d'occupation de la région de Zaporijjia (sud), Evguéni Balitski, a fait de même, soulignant «le passé historique commun» de sa région avec la Russie. «Nous voulons ne former qu'un avec la Fédération de Russie!», a-t-il écrit dans une lettre publiée sur Telegram. Ces déclarations interviennent au lendemain de votes d'annexion organisés par Moscou dans quatre régions ukrainiennes occupées par ses troupes, des «référendums» qualifiés de «simulacres» par l'Occident.